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Château Haut-Brion





Pessac-Léognan

Premier cru classé de la Gironde (1855)
(vin rouge uniquement)
&
Grand cru classé de Graves (1959)
(vin rouge uniquement)

Vin rouge & vin blanc


 Vin rouge
Le Château Haut-Brion est un vin rouge issu de vignes de Merlot, de Cabernet Sauvignon, de Cabernet Franc et de Petit Verdot (plantées dans l'aire de l'appellation d'origine contrôlée Pessac-Léognan.

Il est élevé dix-huit à vingt-deux mois en barriques (80% d'entre elles sont renouvelées chaque année) avant d'être mis en bouteille.

Dix à douze mille caisses sont produites chaque année.

Distinction(s)
Il a été ordonné premier cru dans le classement des vins de la Gironde réalisé en 1855. Il a également été classé grand cru dans le classement des vins des Graves réalisé en 1959.

Historique du prix de vente en primeur (Prix en € hors taxes)

2020
2021
504
490

2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
790
410
282
250
282
450
489
390
480
330

2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
...
115
80
80
117
...
380
260
160
650

1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
...
28.30
25.50
28.20
34.30
49.55
85.35
103.65
85.10
94.50

1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
...
...
...
...
...
...
35.80
24.20
38.10
48.80

Evolution
1 an
2 ans
3 ans
4 ans
5 ans
10 ans
15 ans
-2.78 %
48.48 %
2.08 %
26.64 %
8.89 %
-37.97 %
...


Prix HT moyens du Château Haut-Brion rouge constatés pour chaque année auprès de plusieurs distributeurs lors de la vente du vin en primeur.

 Vin blanc
Le Château Haut-Brion est un vin blanc issu de vignes de Sémillon et de Sauvignon plantées dans l'aire de l'appellation d'origine contrôlée Pessac-Léognan.

Il est élevé neuf à douze mois en barriques (50% d'entre elles sont renouvelées chaque année) avant d'être mis en bouteille.

Cent cinquante à six cent cinquante caisses sont produites chaque année.


Historique du prix de vente en primeur (Prix en € hors taxes)

2020
2021
700
700

2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018
2019
790
665
680
675
690
690
687.50
687.50
690
630

2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
...
...
130
...
...
...
...
550
265
670

1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
...
...
...
...
...
83.85
...
...
...
...

1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
...
...
...
...
...
...
...
...
...
...

Evolution
1 an
2 ans
3 ans
4 ans
5 ans
10 ans
15 ans
0 %
11.11 %
1.45 %
1.82 %
1.45 %
-11.39 %
...


Prix HT moyens du Château Haut-Brion blanc constatés pour chaque année auprès de plusieurs distributeurs lors de la vente du vin en primeur.

 La propriété 
Le domaine s’étend, sur le plateau du Haut-Brion, au milieu des habitations de la ville de Pessac.

Le château et les différents bâtiments d'exploitation attenants bordent de nombreuses vignes et un parc arboré.

Histoire
Jean de Rochechouart dirige la seigneurie au début du quinzième siècle. Sa fille Isabeau l’apporte en dot à Regnault Chabot, baron de Jarnac, lorsqu’elle l’épouse en 1437 (des vignes y sont cultivées depuis plusieurs années). Son fils Jacques en hérite par la suite. Philippe administre la seigneurie, à la suite de son père, au début du seizième siècle. Pierre de Bellon en prend ensuite possession. Jean de Pontac lui succède quand il épouse sa fille Jeanne en 1525. Il y adjoint d’autres parcelles pour produire davantage de vin et construit la partie Nord du château actuel en 1549. Son petit-fils Geoffroy, président à mortier au parlement de Bordeaux, reprend ensuite les rênes de la seigneurie. Il la lègue à son fils Arnaud, au siècle suivant. Celui-ci rend le vin apte à la garde en employant des techniques de production peu usitées à l’époque (vieillissement en barriques, outillage, soutirage) et confie à son fils François-Auguste le soin d’ouvrir une taverne à Londres (baptisée The Pontac Head's) afin de développer les ventes auprès de la riche clientèle britannique. Il lui transmet les terres ainsi qu’à ses deux filles Marianne, mariée à Jean-Baptiste Le Comte de La Tresne, et Thérèse, épouse de Jean-Denis d'Aulède de Lestonnac, en 1681. François-Joseph de Fumel récupère la part de cette dernière après avoir épousé sa fille Catherine. Louis, l’un de leurs enfants, en hérite lorsqu’il est assassiné en 1688. Joseph, à la suite du décès de son père en 1749, la gère conjointement avec celle de son aïeul François-Auguste (elle y fut adjointe quelque temps plus tôt car ce dernier, endetté, n’avait pas d’héritier) tandis que le tiers restant est administré indépendamment par les Comte de La Tresne. Il rénove le château, agrandit les bâtiments d’exploitation, aménage plusieurs parcs et construit une orangerie. Les pouvoirs publics lui confisquent le domaine durant la Révolution (il est concomitamment guillotiné). Son neveu le récupère par la suite. Il revend la propriété à Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, ministre des relations extérieures, en 1801. Ce dernier la cède trois plus tard au banquier Michel Ainé. Le négociant néerlandais Jean-Henry Beyerman et l’agent de change Louis-Nicolas Comynet lui rachètent le domaine en 1825. Celui-ci revend ses parts sept ans plus tard à son associé lorsqu’il fait faillite. Les héritiers de Jean-Henry Beyerman cèdent la propriété au banquier parisien Joseph-Eugène Larrieu en 1836. Il rachète deux ans plus tard à Amélie de Gramont d'Aster le tiers du domaine originel que son grand-père Jean Antoine de Catellan avait acquis en 1802 auprès des héritiers des Comte de La Tresne. Amédée prend les rênes de la propriété, trois ans avant le décès de son père, en 1856. Il produit quelque cents tonneaux de vin chaque année. Son fils Eugène s’installe à la tête du domaine lorsqu’il s’éteint en 1873. Il le transmet, faute d’héritier, à sa nièce Marie-Thérèse Laborde-Noguez et à son neveu Jacques Marie Milleret en 1896. Celui-ci rachète la part de sa cousine en 1920. La Compagnie algérienne de crédit et de banque, auprès de laquelle il avait souscrit un emprunt, saisit la propriété trois ans plus tard.. Elle la revend en 1924 à la Société des Glacières de Paris. André Gilbert, l’un de ses directeurs, lui rachète le domaine l’année suivante. Il cède peu de temps après une partie du parc (trente hectares) et d’autres terrains constructibles. Le vignoble est également rétrécit par la suite pour limiter la surproduction due à la mévente des vins. Le banquier Clarence Dillon acquiert la propriété en 1935 (elle ne compte alors plus que trente hectares de vignes). Il restaure le château, agrandit le chai de première année et construit un nouveau cuvier ainsi qu’un chai de deuxième année. Sa fille Joan prend la direction du domaine en 1975 (quatre ans avant la disparition de son père) Elle en cède les rênes à son fils Robert de Luxembourg en 2003.

Demeure
Le château, construit sur deux niveaux (un rez-de-chaussée et un étage), est constitué de murs en calcaire et d’un toit d’ardoise. Plusieurs tours circulaires y sont adossées.

Vignobles

Vignes noires

- Superficie
Les vignes s'étendent sur quarante-huit hectares.

- Composition
Elles sont composées de Merlot (45%), de Cabernet Sauvignon (44%), de Cabernet Franc (10%) et de Petit Verdot (1%).

- Sol
Les vignes sont plantées dans un sol constitué de graves.


Vignes blanches

- Superficie
Les vignes s'étendent sur trois hectares.

- Composition
Elles sont composées de Sémillon (53%) et de Sauvignon (47%).

- Sol
Les vignes sont plantées dans un sol constitué de graves.










- Autres vins -

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